Focus sur le jeu symbolique et l’imaginaire
Introduction
Il y a diverses types et formes de jeu. Le jeu chez l’enfant débute vers 3 mois et commence par un jeu d’exploration sous toutes ses formes. En premier lieu, l’enfant est dans la découverte de son environnement, sur tous les plans1 : visuel, auditif et tactile. Il y a plusieurs types d’exploration chez le bébé : on parle d’exploration corporelle, d’exploration des objets et d’exploration vocale.
Les limites de mouvements possibles chez le jeune enfant et le manque de coordination font qu’il est avant tout dans une découverte de ses sens. En effet, un bébé de 2-3 mois est dans une recherche d’apport sensoriel, il stimule son système perceptif en générant des bruits ou des sensations. Par exemple, un bébé allongé sur le ventre qui gratte une surface en alternant ouverture et fermeture des mains génère, par ses mouvements moteurs, un apport sensoriel (du bruit et un retour tactile), que son cerveau va traiter, c’est-à-dire analyser et interpréter. Avec plusieurs répétitions sur plusieurs surfaces, le bébé explore son environnement et génère un catalogue de stimuli se rapportant à son environnement et avec l’objet.
Le Jeu d’exploration
Il y a diverses types et formes de jeu. Le jeu chez l’enfant débute vers 3 mois et commence par un jeu d’exploration sous toutes ses formes. En premier lieu, l’enfant est dans la découverte de son environnement, sur tous les plans1 : visuel, auditif et tactile. Il y a plusieurs types d’exploration chez le bébé : on parle d’exploration corporelle, d’exploration des objets et d’exploration vocale.
Les limites de mouvements possibles chez le jeune enfant et le manque de coordination font qu’il est avant tout dans une découverte de ses sens. En effet, un bébé de 2-3 mois est dans une recherche d’apport sensoriel, il stimule son système perceptif en générant des bruits ou des sensations. Par exemple, un bébé allongé sur le ventre qui gratte une surface en alternant ouverture et fermeture des mains génère, par ses mouvements moteurs, un apport sensoriel (du bruit et un retour tactile), que son cerveau va traiter, c’est-à-dire analyser et interpréter. Avec plusieurs répétitions sur plusieurs surfaces, le bébé explore son environnement et génère un catalogue de stimuli se rapportant à son environnement et avec l’objet.
L’exploration des objets et du corps
L’exploration des objets fait son apparition avec l’arrivée de la coordination main-œil ; vers 3-4 mois, le bébé commence à attraper des objets légers (tel qu’un hochet), et il essaie de les manipuler. Au début, les mouvements de l’enfant manquent de stabilité et donc le bébé peut accidentellement se donner un coup de hochet. Au fur et à mesure que sa coordination s’améliore, il arrive à saisir un objet dans une main, le secouer, l’amener à sa bouche (environ 5/6 mois), le taper, le transposer d’une main à l’autre (autour de 7 mois). Cette découverte de son environnement se produit par la répétition. Les bébés adorent faire une action et la répéter plusieurs fois avec le même objet ou avec d’autres objets2. Ceci permet à l’enfant : D’apprendre le cause-à-effet, c’est-à-dire qu’une action spécifique va engendrer un résultat spécifique, par exemple : « j’agite mon bras, le hochet bouge et fait du bruit » ou bien « j’appuie sur un bouton et il y a un bruit ».
D’acquérir une connaissance se rapportant à l’objet : les bébés adorent mettre les objets à la bouche ; il faut savoir que la bouche est une zone chez l’enfant remplie de récepteurs sensoriels très développés. Les enfants utilisent cet influx sensoriel pour découvrir les propriétés de l’objet en question : sa texture, sa forme, sa dureté, sa malléabilité, son goût ainsi que son poids.
L’exploration corporelle, c’est-à-dire la découverte de son propre corps, débute également vers 2-3 mois3. Au début, l’enfant découvre ses mains en bougeant ses doigts devant lui (3 mois), puis son visage (4 mois) en portant ses mains au visage, puis ses pieds et ses genoux (5-6 mois), en essayant de les attraper ; puis vient la découverte des cheveux et des cuisses en les attrapant (9 mois) ; entre 10-12 mois l’enfant a une meilleure motricité et découvre tout son corps ainsi que ses parties génitales.
L’exploration vocale, c’est l’acte de jouer avec sa voix ; c’est un prérequis pour l’acquisition du langage. Le nouveau-né ne vocalise que par des sons végétatifs (pleurs, cris, gargouillis). Ces sons traduisent des besoins physiologiques du nourrisson par des changements de pressions dans la sphère buccale et pharyngée. Entre 2 et 6 mois, l’enfant commence à s’engager dans des jeux vocaux, où il explore et découvre sa voix. L’enfant va jouer avec sa voix, en changeant l’intensité (volume), en augmentant la durée, et en changeant la hauteur sonore (plus ou moins aiguë). Au début, ce sont des « arrheu » et des « agueu » qui vont progressivement se diversifier avec l’arrivée de consonnes. A ce moment-là, on ne parle plus de jeu, mais de langage et de communication.
Définition
- Jeu d’exploration
- L’enfant explore son environnement en manipulant des objets et ceci donne à l’enfant des informations sur des objets ou sur des concepts (ex : taille, matière, goût, dureté, etc.).
- Jeu d'imitation
- L’enfant est dans l’imitation de l’adulte ou bien d’un autre enfant. C’est l’imitation d’une action et la répétition de cette action.
- Jeu fonctionnel
- L’enfant copie et utilise un objet en accord avec ses caractéristiques et son utilisation (ex : mettre un chapeau).
Le Jeu d’imitation
L’imagination et le faire-semblant sont porteurs de beaucoup d’éléments émotionnels. En effet, l’enfant, en faisant semblant, reproduit des événements de son quotidien qui sont chargés d’affect, qu’il soit positif ou négatif. Le fait de reprendre ses événements dans son jeu permet à l’enfant d’apprendre à gérer ses émotions. De « revivre » ses émotions quand il le souhaite, en « jouant » une scène de sa vie, donne la possibilité à l’enfant de comprendre les sentiments qu’il a eu, de verbaliser ses émotions et d’évacuer sa charge émotionnelle latente. Plus l’enfant va avoir la capacité d’introduire les émotions et le ressenti dans son jeu symbolique, plus il va pouvoir les apprivoiser, les reconnaître, les comprendre et progressivement chercher à les maîtriser. En passant par le jeu, l’enfant explore les différents sentiments en rapport avec une situation, et il n’est pas dans le jugement de l’adulte.
Les enfants très sensibles ont souvent une très grande imagination, car l’émotivité cultive cette imagination et permet à l’enfant, en association avec le langage, d’avoir une pensée imaginaire plus poussée.
Un exemple
Un enfant qui fait semblant qu’un livre en tissu est le doudou de son bébé est le « simulateur » (A).
La réalité sous-jacente est qu’un bébé a un doudou (B).
La représentation mentale est que le livre en tissu
« devient » un doudou pour le « bébé » du simulateur (C).
L’enfant (le simulateur) projette la représentation du doudou sur le livre en tissu en le donnant au « bébé » (D).
L’enfant engagé dans le faire-semblant est conscient que le « doudou » est en réalité un livre en tissu et connait la différence entre un livre et un doudou, mais il utilise la similitude, l’aspect du tissu, pour attribuer une symbolique de « doudou » (E).
L’enfant (le « simulateur ») est actif, et s’il bouge, il le fait en accord avec le scénario évoqué (F). Le faire-semblant est une activité consciente et produite avec intentionnalité. L’enfant est conscient de la réalité et du faire-semblant dans lequel il s’engage.
Conclusion
En somme, jouer permet à l’enfant de découvrir le monde, expérimenter de nouvelles choses, d’apprendre, de concrétiser ses connaissances, d’élaborer son identité, de se sociabiliser, et apporte beaucoup de plaisir. Jouer favorise le développement cérébral car en jouant plus de connexions neuronales se créent. Il est donc important de privilégier le jeu avec ses enfants et de diversifier les types de jeu (jeu actif, jeu imaginaire, jeu d’exploration, jeu de rôles, jeu de chahut). De ce fait, il est fortement encouragé de prendre toutes les opportunités possibles pour entrer dans un jeu libre avec l’enfant quel que soit son âge en s’adaptant à ses besoins et ses capacités. D’ailleurs, même les adultes aiment jouer !